C'est finalement assez difficile encore maintenant d'y revenir dessus.
Un espoir d'échapper à tout le reste, la liberté. L'idéal face à moi, l'idéal masqué. Ce sentir con d'écrire un truc pareil sur LA date, se sentir con de l'avoir retenue et de rien avoir oublié. Les journées d'attentes, la récompense, l'apogée avant la chute. C'est une sensation étrange qui vous ronge de l'intérieur. La sensation d'échec et de déception, la sensation d'être trop bas pour réussir, et de tout perdre, sans rien contrôler. Je t'avouerai qu'au jour d'aujourd'hui, tout va pour le mieux, ou presque. Que c'est dans la défaite et dans ma bassesse que j'ai trouvé la force de te fuir. Que cette indécence à t'avoir tourné le dos était une façon pour moi de ne pas perdre complètement. Ne pas se laisser emporter par le courant, ne pas s'asservir. La blessure de l'estime de soi fait qu'on essai de se prouver a nous même notre force. Se voiler la face. Tu as eu raison, tu l'as vu même de loin. Je me suis voilé la face, longtemps. Peut-être pendant 365 jours.
Ce fut une étape brève, un point de départ, la perte de la naïveté, qu'on appelle ça comme on veut.. ça ne change rien, ça reste ici.
A trop vouloir bien paraitre, à trop vouloir être solide et fort, on évite de s'égarer dans les méandres des blessures les plus profondes, de les ouvrir un peu plus de jour en jour. Une autre c'est crée depuis, béante et irréversible. Je n'oublie pas, c'est tout.
Je me suis noyée.THE TRUE END